CAUSE DE L'ACCIDENTALITÉ: ARNAUD GRISON AUDITIONNÉ À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Le 2 septembre 2011, Arnaud Grison, directeur général de Cofiroute et vice-président de la Fondation VINCI Autoroutes pour une conduite responsable, a participé à l'Assemblée nationale à une table-ronde organisée par la "Mission d'information relative à l'analyse des causes des accidents de la circulation et à la prévention routière".

03 Mars 2011

Créée en mai dernier, cette mission d'information est présidée par Armand Jung, député du Bas-Rhin. La table-ronde du 2 septembre était spécifiquement consacrée aux thèmes "la fatigue et les défauts d'attention comme facteurs d'accidents". Arnaud Grison a saisi cette occasion pour rappeler les risques auxquels sont confrontés les salariés des sociétés d'autoroutes ainsi que les partenaires intervenant sur le réseau, images et chiffres à l'appui, en se fondant sur les deux heurts de fourgon survenus le 30 août et le 2 septembre : "Nos agents ainsi que nos partenaires, et même les automobilistes en difficulté, lorsqu'ils sont sur la bande d'arrêt d'urgence, ont le sentiment de se trouver sur un champ de tir (...). La bande d'arrêt d'urgence est considérée comme une zone de droit à l'erreur et si jamais, par malheur, quelqu'un heurte un de nos véhicules, cela donne lieu à un simple constat matériel. Et ça, pour nos agents, c'est insupportable". Arnaud Grison a de nouveau demandé que la lutte contre la somnolence et le défaut de vigilance soit considérée comme un axe majeur de la lutte contre l'insécurité routière, en suggérant des propositions d'actions concrètes à mettre en oeuvre, et en rappelant les initiatives menées depuis ces derniers mois à l'échelon de VINCI Autoroutes et de la Fondation : "Nous avons réagi avec des campagnes de presse, avec des études comme celle que nous avons organisée avec la Fondation et l'Hôpital de Garches cet été sur l'hypovigilance (...), et nous insistons pour que ces facteurs comportementaux fassent partie intégrante des politiques de sécurité routière au même titre que la lutte contre la vitesse excessive, la protection des deux roues et des jeunes (...) : renforcer les sanctions pour les véhicules qui franchissent la bande d'arrêt d'urgence et la "sanctuariser", pouvoir sanctionner les personnes qui ne respectent pas les balisages car pour nous, c'est aussi grave que de brûler un feu rouge". Etaient également auditionnés lors de cette table-ronde : - Jean-Louis Martin et Catherine Gabaude, chargés de recherche à l'IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux, fusion du LCPC et de l'INRETS) - Anne Guillaume, directrice du Laboratoire d'accidentologie et de biomécanique (LAB) Renault PSA - Michel Vilbois, sous-directeur de l'action interministérielle à la DSCR - Louis Fernique, secrétaire général de l'Observatoire national de la sécurité routière.