Etude scientifique sur le téléphone au volant

Une étude scientifique mesure les effets des conversations téléphoniques sur les capacités d’attention et de perception des conducteurs

Crédit photo Erwann Le Gars

Alors que près d’un conducteur européen sur deux téléphone au volant, la Fondation VINCI Autoroutes pour une conduite responsable publie les résultats d’une étude scientifique inédite, réalisée dans le cadre de son programme de recherche dédié à la prévention de l’hypovigilance et de la somnolence au volant.

Cette étude a permis de mesurer les effets des conversations téléphoniques sur les capacités attentionnelles des conducteurs, en faisant apparaître une détérioration de la conscience de l’environnement routier, ainsi qu’un impact délétère sur la bonne exécution des tâches de conduite.

Cette enquête démontre que le niveau d’attention des automobilistes qui téléphonent au volant est en moyenne de 30% inférieur à ceux qui ne téléphonent pas. Lorsqu’ils sont au téléphone, les conducteurs ont déclaré plus souvent avoir vu un évènement qui ne n’est pas produit.

Par ailleurs, le téléphone au volant ralentit les actions des conducteurs. Ainsi, ils vont conduire moins rapidement, mais auront tendance à passer plus de temps sur la voie de dépassement et surtout allongeront leurs distances de freinage de 33% (100m à 130 km/h).

Le champ visuel des automobilistes au téléphone est réduit de 50% et ce, même si ceux-ci utilisent un kit mains-libres ! C’est bien la conversation au téléphone qui distrait le conducteur. Cette enquête a été réalisée par le Centre d’investigations neurocognitives et neurophysiologiques de l’Université de Strasbourg (Ci2N) pour la Fondation VINCI Autoroutes auprès de 3 500 conducteurs, pour partie sur le réseau autoroutier en conditions réelles et pour partie sur simulateur en laboratoire.

Crédit photo Erwann Le Gars