A la veille du long week-end de l’Ascension, l’un des plus chargés de l’année sur les routes, la Fondation VINCI Autoroutes publie les résultats de son 16e Baromètre de la conduite responsable.
Réalisée par Ipsos bva auprès de 12 100 personnes dans 11 pays européens, cette vaste enquête annuelle dresse un état des lieux des comportements et représentations des Européens au volant. Elle permet de suivre l’évolution des conduites à risque et des bonnes pratiques.
87 % des conducteurs français disent redouter le comportement agressif des autres automobilistes, un climat de tension qui n’empêche pourtant pas certains débordements personnels.
Ainsi, 62 % admettent injurier d’autres conducteurs, et 51 % reconnaissent klaxonner de façon intempestive lorsqu’ils sont énervés.
L’énervement peut même se traduire par des attitudes plus dangereuses : 29 % déclarent « coller » délibérément le véhicule d’un automobiliste qui les énerve. Enfin, une minorité non négligeable, 13 %, avoue descendre de son véhicule pour s’expliquer avec un autre conducteur, signe d’un véritable climat de tension sur la route.
L’usage de distracteurs au volant progresse nettement et altère l’attention des conducteurs.
62 % téléphonent en conduisant, dont 58 % via un système Bluetooth avec haut‑parleur intégré et 16 % avec le téléphone tenu en main. 29 % envoient ou lisent des SMS ou des mails en conduisant, des pratiques particulièrement incompatibles avec une conduite correctes.
Enfin, 81 % déclarent détourner le regard de la route plus de 2 secondes, un intervalle suffisant pour ne pas percevoir un changement soudain dans l’environnement.
Ces usages, même occasionnels, représente un risque important pour la sécurité de tous.
Face aux drames liés à l’insécurité routière qui perdurent d’année en année, tous les conducteurs doivent s‘interroger sur leur propre comportement au volant. En premier lieu, les auteurs d’infractions majeures doivent mesurer les conséquences tragiques de leurs prises de risques inconsidérées mais chacun d’entre nous doit considérer que la conduite nécessite un strict respect des règles du code de la route et une pleine attention.
Bernadette Moreau
Déléguée générale de la Fondation VINCI Autoroutes
La somnolence et la fatigue au volant restent des phénomènes fréquents. 35 % des conducteurs français déclarent prendre le volant alors qu’ils se sentent très fatigués, une situation qui altère naturellement la vigilance. Parmi eux, 83 % reconnaissent qu’il leur arrive d’être moins attentifs à leur conduite et que leur esprit vagabonde, contre 65 % des conducteurs en général. 44 % ont déjà eu l’impression de s’assoupir au volant, un signal d’alerte qui ne doit jamais être ignoré, contre 28 % en moyenne.
Enfin, seuls 23 % considèrent qu’il est vraiment très dangereux de prendre le volant en se sentant très fatigué, alors que cette perception est partagée par 41 % des conducteurs en général. Ces écarts montrent que la fatigue et la somnolence restent des facteurs de risque souvent minimisés dans les habitudes de conduite.
Découvrez les résultats de la dernière enquête INSV - Fondation VINCI Autoroutes sur le sommeil des Français, réalisée par OpinionWay
La consommation d’alcool, de drogues ou de certains médicaments continue de concerner une partie des conducteurs, avec des comportements particulièrement marqués chez les plus jeunes.
7 % des conducteurs ont déjà pris le volant en état d’ébriété, c’est‑à‑dire au‑dessus de la limite autorisée et en ressentant les effets de l’alcool, et parmi eux seuls 52 % estiment que conduire dans cet état est vraiment très dangereux, contre 85 % des conducteurs en général.
8 % des usagers ont déjà conduit après avoir consommé des médicaments susceptibles d’altérer leur vigilance, un risque souvent mal perçu. Chez les 16‑24 ans, 6 % conduisent après avoir consommé des drogues, contre 2 % des conducteurs en général. Ces pratiques, même minoritaires, exposent à des altérations directes des capacités de réaction.
Si la règle du corridor de sécurité est désormais de plus en plus connue, 85 % des conducteurs déclarant la maîtriser, son application reste loin d’être systématique : 59 % ne la mettent pas en pratique à chaque situation, alors qu’elle vise précisément à protéger les intervenants sur la route. Par ailleurs, 52 % oublient de ralentir à proximité d’une zone de travaux, un réflexe pourtant essentiel pour anticiper les obstacles et garantir la sécurité des équipes présentes. Ces écarts montrent que la connaissance des règles ne suffit pas toujours à assurer leur mise en œuvre.
En savoir plus sur l'opération "Quand allez-vous percuter" sur la sécurité des intervenants
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