"Jettomanie" : plus d’1 Français sur 4, et même plus d’1 jeune sur 3, admet jeter ses déchets par la fenêtre de sa voiture

A la veille du grand chassé-croisé de l’été, la Fondation VINCI Autoroutes a publié les résultats de la 8e édition de l’enquête estivale réalisée par Ipsos sur la façon dont les Français gèrent leurs déchets sur la route des vacances. Sont-ils aussi adeptes du tri lorsqu’ils se déplacent que dans leur vie quotidienne ? Leur arrive-t-il de jeter des déchets sur la route, dans la rue ou dans la nature, et pour quelles raisons ? Ont-ils conscience des conséquences de ces incivilités sur l’environnement ?

Une pratique qui reste toujours aussi répandue sur la route des vacances

Même si certaines bonnes pratiques sont en légère progression, l’édition 2022 de l’enquête fait état de comportements inciviques très répandus, et souvent dénués de conscience de leurs conséquences sur l’environnement et le bien-être collectif. Chaque jour, en moyenne, 25 tonnes de déchets sauvages sont de fait ramassées le long des autoroutes par des ouvriers autoroutiers. L’enquête IPSOS confirme que plus d’1 conducteur sur 4 (27 %) jette encore ses déchets par la fenêtre de sa voiture lorsqu’il circule sur autoroute, une habitude encore plus répandue chez les jeunes de moins de 35 ans (36 % d’entre eux avouent le faire) ; il en va de même pour 1 fumeur sur 4 (26 %) s’agissant des mégots, alors même que le danger lié aux incendies de forêt est de mieux en mieux identifié.

Face à ce constat préoccupant, et dans le prolongement de sa campagne sur la « jettomanie » déployée l’été dernier, la Fondation VINCI Autoroutes lance, ce vendredi 29 juillet 2022, une nouvelle campagne de sensibilisation du grand public, et des jeunes en particulier. Sur un ton décalé, en mettant en scène l’humoriste Youtubeur Maxime Musqua, elle invite chacun à réfléchir à la façon de soigner sa propre tendance à la « jettomanie », et rappelle qu’il existe un remède simple et efficace. Cette vidéo de 35 secondes sera diffusée sur les réseaux sociaux et sur Internet à partir de ce vendredi, et sera également déclinée sur des affiches visibles cet été sur l’ensemble des aires du réseau VINCI Autoroutes.

 

Encore trop de personnes, et singulièrement de jeunes, ont tendance à minimiser l’impact des jets de déchets sur la route ou dans la rue. Pourtant, ce geste qui peut leur sembler anodin, répété par des milliers de personnes, crée des nuisances et des risques avérés. C’est pourquoi la Fondation VINCI Autoroutes lance cet été une nouvelle campagne de sensibilisation à la « jettomanie », en abordant ce sujet préoccupant sur un ton volontairement léger, mais explicite quant à la solution la plus simple à mettre en œuvre pour y remédier.

Bernadette Moreau

Déléguée générale de la Fondation VINCI Autoroutes

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Le tri des déchets sur les aires d’autoroute est en légère progression, tout en restant moins pratiqué que dans la vie quotidienne

Bien que le tri des déchets fasse aujourd’hui partie des écogestes les plus répandus, la part des Français qui le pratiquent dans leur vie quotidienne semble avoir atteint un plafond : s’ils sont 90 % (dont 72 % toujours) à trier, la progressions n’a été que de 2 points depuis 2015. Par ailleurs, on observe un relâchement dès lors que les Français s’éloignent de leur domicile, puisqu’ils ne sont plus que 84 % (+1 point par rapport à 2015) à le faire sur leur lieu de vacances (dont 57 % toujours). Sur les aires d’autoroute, cette tendance au relâchement est encore plus nette, même si elle s’améliore très légèrement par rapport à 2015. Ainsi 74% des Français déclarent trier régulièrement leurs déchets sur les aires (+ 3 points par rapport à 2015 ; dont 48 % toujours), soit 16 points de moins que dans leur vie quotidienne. Pourtant toutes les aires (de services et de repos) du réseau autoroutier concédé sont équipées pour le tri sélectif[1].

 

[1] Chiffres clés 2022 - ASFA

Ces comportements moins écoresponsables sur les aires semblent avant tout s’expliquer par une certaine forme de paresse et un manque de volonté à comprendre les consignes de tri. En effet, 47% des Français, soit près d’1 sur 2, qui déclarent ne pas trier sur les aires, disent faire au plus rapide et utiliser la poubelle la plus proche (+9 points) et 30% d’entre eux se justifient en indiquant qu’ils ne savent pas comment faire (-4 points).

 

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Le jet de déchets sur autoroute ou sur la voie publique, une pratique réprouvée par la majorité des Français mais toujours trop répandue

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Alors que la quasi-totalité des Français pensent que la présence de déchets nuit à l’image d’une ville ou d’une région (94 %) et qu’un jet de déchet par la fenêtre d’une voiture peut avoir des conséquences graves (91 %), plus d’1 Français sur 4 (27 %) admet jeter ses déchets par la fenêtre de sa voiture sur autoroute. Bien qu’en légère baisse depuis 2020 (- 3 points), ce comportement incivique reste très courant. Il croît même dans la vie de tous les jours.

Ainsi, 41 % des Français admettent qu’il leur arrive de jeter des déchets sur la voie publique (+3 points par rapport à 2020). Signe inquiétant, la tendance de ces comportements est à la hausse par rapport à l’an dernier, de 5 points (14 %) s’agissant des papiers, mouchoirs ou emballages, et de 6 points (10 %) concernant les bouteilles en plastique et autres canettes.

Le jet de mégot demeure un geste incivique des plus courants : sur l’autoroute, 26 % des fumeurs, soit plus d’1 sur 4, déclarent jeter leurs mégots par la fenêtre de leur voiture, et en ville ce sont même 42 % d’entre eux qui reconnaissent les jeter sur le trottoir ou dans le caniveau.

Une pratique qui, répétée des millions de fois, entrainent pollution des eaux et des sols, et qui s’avère particulièrement dangereuse dans les régions exposées au risque d’incendie.

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Les jeunes moins engagés dans la lutte contre les déchets sauvages ?

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A rebours de certaines idées reçues, une forte proportion de jeunes (16-35 ans) semble peu concernée par l’impact des déchets sauvages et fait preuve plus souvent que ses ainés de négligence ou d’incivisme. Les moins de 35 ans sont ainsi 52 %, soit 17 points de plus que les + de 35 ans, à avouer jeter leurs déchets sur la voie publique, et 36 % à en jeter par la fenêtre de la voiture (soit 13 points de plus que les + de 35 ans). Parmi les 16-24 ans, près d’1 jeune sur 4 admet même jeter une bouteille en plastique ou une canette par la fenêtre de sa voiture (vs. 10 % pour l’ensemble des Français). Le jet de mégots est aussi nettement plus pratiqué par les jeunes : 38% des fumeurs de - de 35 ans reconnaissent le faire par la fenêtre de leur voiture (49 % des 16/24 ans, soit 23 points de plus que l’ensemble des fumeurs Français) et 51 % sur la voie publique (58 % des 16/24 ans, soit 16 points de plus que l’ensemble des fumeurs Français).

Ces comportements semblent notamment liés à une sous-évaluation, par rapport aux autres tranches d’âges, des effets néfastes induits par les déchets sauvages. Les jeunes sont en effet moins nombreux à considérer que jeter un déchet par la fenêtre d’une voiture peut avoir des conséquences graves : ainsi 75 % des moins de 35 ans le pensent s’agissant des mégots, contre 84 % des plus de 35 ans. Ils sont par ailleurs plus nombreux que leurs aînés à estimer que les risques générés par le jet de déchets est certes important mais dépend de l’endroit, du moment et des circonstances dans lesquels il est jeté, et s’autorisent ainsi une plus grande latitude d’arbitrage personnel.
Ainsi, 40 % raisonnent de la sorte à propos des risques d’incendies (vs. 22 % parmi les + de 35 ans) et 36 % s’agissant des risques d'accidents touchant les personnels d’intervention qui ramassent ces déchets le long des routes (vs. 25 % parmi les + de 35 ans).

 

Paradoxalement, alors qu’ils sont les plus nombreux à déclarer jeter des déchets sur la route, dans les rues et dans la nature, ils sont aussi les plus enclins à compter sur des mesures répressives pour lutter contre ces pratiques : 71 % des moins de 35 ans (vs. 61 % des + de 35 ans) sont favorables à l’augmentation des amendes[1] ou à une surveillance par caméras pour identifier les contrevenants. Ils sont aussi moins convaincus par les solutions plus éducatives (29 % vs. 39 %), comme le fait de montrer l’exemple à ses amis, enfants ou parents, ou de compter sur le sens civique des citoyens.

 

Signe positif et encourageant, les jeunes sont en revanche les plus nombreux à avoir déjà participé à une opération de nettoyage d’un site avec une association locale ou nationale : 30 % des moins de 35 ans et 36 % des 16 à 24 ans, vs. 22 % des plus de 35 ans. Un type d’expérience qui permet de prendre la mesure des déchets sauvages, et qui est souvent un facteur déclencheur pour faire évoluer les comportements.

 

[1] Le fait de déposer, d’abandonner et de jeter des déchets est sanctionné par une amende forfaitaire de 135 euros (contravention de 4e classe) depuis le 11 décembre 2020 article R. 634-2 du Code pénal

L’absence de poubelle ? Une excuse vis-à-vis de soi-même, considérée comme moins recevable dès lors qu’il s’agit d’autrui

Interrogés sur les raisons qui expliquent qu’il leur arrive de jeter un déchet par terre ou sur la route, 74 % des Français justifient leur geste par l’absence de poubelles à proximité ou par des poubelles trop pleines, tandis qu’ils ne sont plus que 37 %, soit la moitié, à retenir cette excuse lorsqu’il s’agit d’expliquer ce même geste de la part de leurs concitoyens. Autres raisons invoquées : pour 44 % (+ 5 points), le refus de conserver ses déchets avec soi pour les mettre à la poubelle plus tard (alors même que sur autoroute des poubelles sont présentes sur toutes les aires, soit toutes les 10 minutes de trajet environ) ; et pour 30 %, le fait que les impôts qu’ils paient doivent servir au ramassage de ces déchets sauvages.

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Une prise de conscience du risque d’incendie qui progresse nettement

En 2022, les Français ont fait part de manière significative de leur inquiétude face au risque de feux de forêt[1] et leur conscience des risques augmente : 69 %, soit 10 points de plus qu’en 2021, considèrent que le fait de jeter un déchet par la fenêtre d’une voiture augmente beaucoup le risque d’incendie de forêt. En outre, près d’1 Français sur 3 déclare avoir déjà été affecté par les incendies de forêt : soit directement, avec l’évacuation de leur domicile, de leur lieu de vacances ou encore avec un blocage de routes (13 %), ou indirectement, par la dégradation de la biodiversité, du paysage ou du cadre de vie, ou la pollution atmosphérique autour d’un endroit qu’ils fréquentent (19 %).

Les Français sont aussi conscients que les feux de forêts risquent de se multiplier. Plus d’1 Français sur 2 estime qu’il risque personnellement d’être affecté par des feux de forêts dans les prochaines années (57 %).

 

[1] Alors même que l’enquête a été réalisée avant les importants feux de forêt en Gironde au mois de juillet.

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La proximité du risque semble du reste avoir une influence sur les comportements, puisque les fumeurs des régions les plus exposées jettent un peu moins leurs mégots que dans les autres régions. Ainsi, 31 % des fumeurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corse admettent jeter leurs mégots sur le trottoir ou dans le caniveau, et 32 % en Occitanie, soit 10 points de moins que la moyenne nationale (42 %). Et il en va de même lorsqu’ils sont au volant : sur autoroute, le jet de mégots concerne 17 % des fumeurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corse, et 22 % de ceux d’Occitanie, contre 26 % pour la France).

 

La prise de conscience des autres risques liés au jet de déchets progresse également mais de manière moins significative que pour le risque incendie. Ainsi, 73 % des Français admettent que jeter un déchet par la fenêtre de sa voiture entraîne un risque extrêmement important de pollution de l’eau et des sols (+1 point), 71 % un risque pour la biodiversité, 68 % un risque pour le personnel autoroutiers intervenant pour ramasser ces déchets sur les voies (+3 points)[1] - en moyenne, chaque jour, 25 tonnes de déchets sauvages sont ramassées par les ouvriers autoroutiers le long des autoroutes - et 57 % un risque d’accident pour d’autres véhicules (+2 points).

 

[1] En moyenne plus d’un fourgon d’intervention est heurté chaque semaine sur le réseau VINCI Autoroutes

La Fondation VINCI Autoroutes lance une nouvelle campagne de sensibilisation pour lutter contre les déchets sauvages

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QUEL REMEDE POUR SOIGNER LA JETTOMANIE ?

Après avoir fait en 2021 le diagnostic de cette mauvaise habitude qui consiste à jeter des déchets par la fenêtre de sa voiture, la Fondation VINCI Autoroutes a conçu cette année une nouvelle campagne qui insiste sur les remèdes à proposer pour soigner cette pathologie qui perdure.

En mettant en scène l’humouriste Maxime Musqua lors d’une pause sur une aire de repos, ce nouvel épisode envisage cette pratique incivique dans la perspective d’une forme de comique de l’absurde, pour essayer de sensibiliser les conducteurs sans les culpabiliser. Alors que le protagoniste principal s’adonne de manière bruyante et démonstrative à une technique pour le moins originale pour ne pas jeter ses déchets par la fenêtre de sa voiture -scotcher les fenêtres de son véhicule pour qu’elles restent hermétiquement fermées -, la voix off rappelle à Maxime qu’il existe une solution nettement plus simple (et efficace), à portée de tous… la poubelle !

Pour sensibiliser le grand public – et singulièrement les conducteurs - cette campagne sera diffusée à partir du 29 juillet sur les réseaux sociaux et affichée sur les 453 aires du réseau VINCI Autoroutes.

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