29 juillet 2026
À la veille du grand chassé-croisé de l’été, la Fondation VINCI Autoroutes publie les résultats de la 12e édition de l’enquête estivale réalisée par Ipsos bva sur la façon dont les Français gèrent leurs déchets sur la route des vacances. Utilisation des poubelles, tri sélectif, conscience environnementale… les comportements évoluent-ils dans le bons sens ? Les Français sont-ils plus conscients, et mieux sensibilisés, aux conséquences des jets de déchets sauvages, et en particulier de mégots ? Les incendies ravageant régulièrement des milliers d’hectares de forêt provoquent-ils une accélération de cette prise de conscience ? Quels sont les leviers pour faire évoluer les comportements ?
Si 85 % des Français se disent préoccupés par les enjeux environnementaux, certains comportements sont en contradiction visible avec cette sensibilité affichée. Ainsi, près d’un Français sur quatre (24 %) reconnaît encore jeter des déchets par la fenêtre de sa voiture sur l’autoroute - une proportion en hausse de 2 points par rapport à 2025. Les déchets concernés sont principalement des déchets organiques (21 %, +2 points) mais aussi des mégots de cigarette (17 % des fumeurs), des papiers ou emballages (5 %) ainsi que des bouteilles en plastique ou des canettes (5 %). En plus des conséquences environnementales évidentes, ces pratiques peuvent représenter un danger non seulement pour les usagers, mais également pour le personnel en charge de leur ramassage.
Plus largement, sur la voie publique, plus d’un Français sur trois (36 %) admet qu’il lui arrive de jeter ses déchets par terre, une proportion qui monte même à près d’1 sur 2 chez les moins de 35 ans (46 %). Des chiffres qui traduisent un véritable décalage entre les convictions environnementales et les gestes effectifs, comme le soulignait le titre d’une récente étude de l’Insee (« Les changements environnementaux inquiètent, mais les pratiques quotidiennes ne sont pas guidées par l’écologie » [1]).
Impatience, négligence ou ignorance… ? Pour expliquer leur geste, les personnes concernées prétextent principalement le manque de poubelles à proximité, ou leur saturation (73 %), le refus de conserver leurs déchets en attendant de trouver un point de collecte adapté (41 %) et, pour plus d’un cinquième d’entre elles (21 %), la conviction que ce geste a finalement peu d’impact sur l’environnement.
Si le tri des déchets est désormais largement ancré dans les habitudes des Français [2], ces bonnes pratiques ont tendance à s'atténuer une fois quitté le domicile. Ainsi, 92 % des Français déclarent trier régulièrement leurs déchets au quotidien, dont 71 % systématiquement. Mais cette proportion tombe à 87 % sur leur lieu de vacances, où seuls 63 % affirment le faire systématiquement, et à 81 % sur les aires d’autoroutes. Ils expliquent ce relâchement avant tout par des raisons pratiques : ils estiment que les équipements de tri ne sont pas toujours visibles ou facilement accessibles, le geste est perçu comme plus contraignant, et les consignes locales, parfois différentes de celles appliquées à domicile, peuvent générer des hésitations. À cela s'ajoute l'esprit même des vacances : pour une partie des Français, cette période est synonyme de détente et d'un certain relâchement des contraintes du quotidien, y compris en matière de gestion des déchets. Enfin, 20 % de ceux qui trient moins en vacances disent s’adapter aux habitudes de leur entourage, tandis que 33 % déclarent qu’il peut leur arriver de jeter un déchet sur la voie publique parce que le lieu est déjà sale. Le comportement incivique des autres n’est pas l’excuse la plus avancée, mais il influence néanmoins certaines mauvaises pratiques.
Sur les aires d'autoroute, les comportements progressent toutefois de façon encourageante : 81 % des Français déclarent y pratiquer le tri de leurs déchets, soit une progression de 10 points depuis 2015. Parmi eux, 55 % indiquent le faire systématiquement, un niveau en hausse de 5 points par rapport à 2025. Malgré ces évolutions positives, une marge de progression demeure. La principale raison invoquée par les automobilistes qui ne pratiquent pas le tri sur autoroute reste la volonté d'aller au plus vite en utilisant la première poubelle disponible (49 %). À l'inverse, l'hésitation quant au choix du bon contenant est de moins en moins citée (29 %, soit 5 points de moins en quatre ans), signe d'une meilleure connaissance des consignes de tri et d'une sensibilisation croissante aux enjeux du recyclage.
La quasi-totalité des parents disent faire preuve de pédagogie avec leurs enfants sur ces sujets (96% ; +1pt), notamment pour le tri (91% ; +1pt) ou les bons gestes pour préserver l’environnement en général (90% ; +3pts). Mais ce rôle de sensibilisation est parfois endossé également par les enfants envers leurs parents : 40% des parents déclarent ainsi s’être déjà fait reprendre au sujet du tri ou du jet de déchets sur la voie publique, un score toutefois en baisse de 11 points par rapport à 2025. Il semble donc qu’enfants et parents soient de plus en plus en phase sur ces sujets.
« Même si les Français se déclarent largement conscients des enjeux environnementaux, leur comportement au quotidien en matière de gestion des déchets reste largement déterminé par des considérations pratiques plutôt que par des motivations écologiques. D’où l’intérêt de poursuivre des actions de sensibilisation comme celles menées par la Fondation pour « bien se conduire » sur la route, sur les aires, ou encore sur son lieu de vacances. »
Julie Lecomte
Déléguée générale de la Fondation VINCI Autoroutes
Alors que les feux de forêt se multiplient et s’intensifient ces dernières années, et que les feux des forêts de Fontainebleau, des Landes et de Gironde ont déjà brûlé plus de 115 000 hectares de végétation au 30 juillet, les Français sont désormais largement marqués et concernés par les incendies. Ces événements rappellent avec force les conséquences potentiellement dramatiques d’un simple acte de négligence, comme le jet d’un mégot de cigarette.
Dans ce contexte, la prise de conscience progresse heureusement : 83 % des Français (+3 points) estiment que le jet de mégot par la fenêtre d’un véhicule a toujours, ou le plus souvent, des conséquences graves, un niveau record. Ils sont même 87 % (+6 points) à considérer qu’il présente un risque majeur de déclencher un incendie, tandis que 80 % évoquent la pollution des sols, et 71 % les atteintes à la biodiversité.
Une perception renforcée par l'expérience croissante de ces catastrophes : un tiers des Français (33 %) déclarent avoir déjà été affectés par un incendie de forêt, directement ou indirectement, et 60 % jugent probable qu'ils en subiront les conséquences dans les années à venir. Pour autant, malgré cette sensibilité accrue, des comportements aveugles aux risques persistent : 17 % des fumeurs reconnaissent encore jeter leur mégot par la fenêtre, et parmi eux plus d’un tiers ne considère pas cela dangereux (36 %).
Si le tri des déchets est devenu un réflexe pour une majorité de Français, l’enquête de la Fondation VINCI Autoroutes montre que les comportements environnementaux restent fragiles dès que l'on sort du cadre quotidien. Ce constat confirme qu’il est essentiel de continuer à sensibiliser les vacanciers pour transformer les bonnes intentions écologiques en gestes systématiques, y compris sur la route des vacances.
Pour prévenir les risques d’incendie et lutter contre le jet de mégots, la Fondation VINCI Autoroutes poursuit cet été son opération #StopMégots, en partenariat avec la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France et du Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, du 4 juillet au 8 août. Au total, 25 000 cendriers de poche sont distribués aux vacanciers sur le réseau VINCI Autoroutes cet été.
Pour en savoir plus sur l’opération #StopMégots.
Par ailleurs, la Fondation VINCI Autoroutes a renouvelé son partenariat avec l’association Gestes Propres, à travers la campagne d’affichage «Ça va pas s’faire tout seul ! » déployée sur l’ensemble des aires du réseau VINCI Autoroutes tout l’été pour inciter les usagers à utiliser les poubelles et à trier leurs déchets.
Enfin, la sensibilisation se poursuit également à travers les réseaux sociaux de la Fondation VINCI Autoroutes avec les chiffres clés et messages de prévention associés.
[1] Les changements environnementaux inquiètent, mais les pratiques quotidiennes ne sont pas guidées par l’écologie - Insee Première - 2113. Cette étude met en lumière une forte préoccupation environnementale des Français mais des comportements encore largement guidés par la praticité, les habitudes et les contraintes immédiates plutôt que par des convictions écologiques.
[2] Pratiques environnementales des Français en 2025 : agir à l'échelle individuelle | Données et études statistiques
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